Les jardins statuaires, Jacques Abeille, dessins de François Schuiten, éd. Attila, 2010. [Flammarion, 1982]
"Le reste manquep.473
le conquérant n'avait pas promis
d'épargner les livres."
"Le reste manquep.473
le conquérant n'avait pas promis
d'épargner les livres."

"Il était une fois une petite fille qui se satisfaisait d'un rien. Porter de beaux habits rouges. Jouer aux billes avec des billes rouges. Manger du chou rouge, des betteraves - ah non, pas de betteraves, mais en revanche de la sauce tomate ou bien des groseilles. Avoir un tapis rouge et, dans son lit, des oreillers rouges. Voilà tout ce qu'elle voulait, car le rouge la rendait heureuse. Le rouge la faisait rire. Rire de toute sa bouche rouge, de toute sa langue rouge et de toutes ses lèvres rouges."
p.19"Est-elle libre à présent de faire les choses rouges comme elle veut ? quand elle veut ? Le rouge, ça n'a pas de limites, se dit-elle."

" 'Caperucita Roja' habla de pasiones humanas, de voracidad oral, y de deseos agresivos y sexuales en la pubertad. Opone la oralidad controlada del niño maduro (la comida agradable que lleva a la abuela) a su forma mas primitiva (el lobo que devora a la abuela y a la niña). Gracias a la violencia, incluyendo la que salva a las dos mujeres y destruye al lobo cortándole la barriga y poniéndole después piedras en su interior, el cuento no muestra el mundo de color de rosa. La historia termina cuando todos los personajes -niña, madre, abuela, cazador y lobo- 'hacen lo que les corresponde': el lobo intenta escapar y muere, después de lo cual el cazador le saca la piel y se la lleva a casa; la abuela se come lo que Caperucita le ha traído; y la niña aprende la lección. No hay conspiración alguna por parte de los adultos que obligue al héroe del cuento a enmendar sus acciones como exige la sociedad, proceso que niega el valor de la guía interna. Lejos de que otros lo hagan por ella, la experiencia de Caperucita la lleva a cambiar, puesto que promete '... y no saldré del camino cuando vaya sola por el bosque'.
El Psicoanálisis de los cuentos de hadas. Bruno Bettelheim. Crítica"
p.19-20

p.6-7
p.16-17p.21"les montres tu les portes pour moi qui me défile à chaque coup d'aiguille
mélange parfois le jour et la nuit de l'endors-matin au réveil-soir"


"Dansons la capucine, y'a pas de pain chez nous, y'en a chez la voisine, mais ce n'est pas..."p. 4-5

"je tremble / quand il s'approche"p. 8-9

"je vais le TUER.
je suis méchante,
je le sais.
j'ai de mauvaises pensées.
je les ai arrosées
je les ai soignées
j'ai les doigts verts pour les mauvaises pensées.
pour nous..."

"lui, il dit que la méchanceté se lit dans mes yeux.
des yeux myosotis, dit maman.
encore des fleurs."

"peut-on tuer quelqu'un rien qu'en y pensant très fort ?
peut-on protéger quelqu'un rien qu'en y pensant très fort ?"

"Le 21 janvier 1968, un bombardier B-52 américain transportant quatre bombes H de 1,1 mégatonne chacune s'écrasa dans l'océan Arctique et provoqua une contamination radioactive importante. L'incendie causé par l'impact fit fondre la glace et l'une des bombes coula au fond de la mer.
Elle n'a jamais pu être récupérée.
Le haut commandement de l'armée exigea le secret. Ce n'est que depuis peu que l'on découvre les détails concernant cet évènement, qualifié par les experts comme l'une des plus graves catastrophes nucléaires de notre histoire."





[p. 2-5]
"4. Blanc
(...)
Öko adore la neige
Parce que c'est toujours une surprise.
Parce qu'il y en a partout et beaucoup.
Parce qu'elle est à tout le monde.
Parce que certaines choses peuvent être parfaites.
Parce que marcher dans la neige est aussi bon
que piétiner un château de sable à la plage."


"Et la voix que j'avais entendu me dit :
Va, prends le petit livre ouvert
Prends-le et avale-le
Il sera amer à tes entrailles, mais dans ta bouche il sera doux comme
Choses douces
Je pris le livre et je l'avalai
Il fut dans ma bouche doux
Mais quand je l'eus avalé
Mais entrailles furent remplies
D'amertume"


"Deux ailes de l'aigle
Furent données à la femme
Afin qu'elle s'envole
Et la terre secourut la femme La terre
ouvrit sa bouche
Et engloutit le fleuve
Et
Je vis une femme
Assise sur une bête écarlate
Pleine de noms de blasphème."


" "It was important for us to develop an arresting visual world of our own", says Op-Ed's first art director, Lou Silverstein. Searching for ideas, "I grabbed two editors", he recalls, "and we spent a couple hours looking at illustrations in the public library." Then Silverstein sent seven top designers a list of the day's main issues, requesting that they make drawings. "These guys didn't need the extra money," Silverstein comments, "yet they could express themselves publicly on their burning issues. I spent a lot of time working with them, but it was a dead end. I got enough banal responses to realise designers weren't the key. You have to have a direction, a focus. Not everybody has something to say."The Op-Ed page began publishing before establishing a fresh visual identity.
(...)
Before long, though, Op-Ed showcased a potent drawing by Ralph Steadman that Silverstein had seen in the artist's London apartment. Steadman would be good, Silverstein thought, because "he's an angry artist who focuses his anger."
(...)
After Silverstein got things going, he put staff art director Bob Melson in charge. During Op-Ed's first year, however, strong illustrations only occasionally showed up among lackluster spots and shots from the 'morgue', the Times's photograph archive. Melson held the helm until Memorial Day 1971.
Enter alpha male Jean-Claude Suarès, a wheeler-dealer who answers to "J.-C.". "Wearing a suit and hair down to my shoulders," he says, "I went for an interview at the Times. They were looking fro somebody to find art for Op-Ed." The paper eventually hired him as a freelance art editor. "But when I showed them images," Suarès recalls, "They'd say, 'That's great, but it's too crazy. We can't run it." Op-Ed didn't print a thing he showed them for seven months.
"I realized it was a joke," says Suarès. Then, one day in 1971, an article compared living in New York to living on the moon. It made Suarès think of "a perfect Topor drawing of a guy hanging from the moon. I had it made into a cut [lead engraving] and sent to the composing room. Then the mucky-mucks came down and said exactly what drove me nuts. 'I'm worried'. Whenever they said that, I saw red."
The editors replaced Topor's drawing with a photo of New York. Suarès thought that he was finished at the Times and had nothing to lose. "So I left," he recounts, "and took the Topor cut with me. I returned to the composing room just before closing. The mucky-mucks were gone. I told a printer, 'They changed their minds.' 'You sure?' 'Yes.' So the printer put the photo on the floor and Topor's drawing in the page." Suarès smashed the lead engraving of the photo whith his boot heel to ensure that it couldn't be used and then got a proof of the finished page.
"I knew my Times career was over," says Suarès. "I returned to my office and cleaned out my desk. I planned to see a movie the next day but I got an early call to come in." He went to see Silverstein who told him, "I can't believe how stupid you are! What made you think we'd ever run a drawing like this?"
"I thought that was what I was hired for," replied Suarès. Then Silverstein's phone rang. Editor Harrison Salisbury wanted to see Suarès. "So," Suarès relates, "I got up to Harrison, who's talking to the publisher. The publisher's telling him it's a great page. I don't speak. I never spoke to Silverstein again. I took over. And the page became what it was supposed to be -a place for the most committed political artists to show their work and feel in good company." "





"Quand je repense à chez nous (où il n'y a plus personne à présent), il me semble toujours que (...) jadis l'on savait - ou peut-être s'en doutait-on seulement - que l'on contenait sa mort comme le fruit son noyau." Rilke